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New York, up and down 1980 - 86 |
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Introduction | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Ce
travail, qui fut mon troisième "projet d'auteur", appartient
à la même période que "Portraits
d'Arbres" et "Vraies
Semblances": en fait j'ai toujours considéré l'ensemble
des trois comme une sorte de triptyque - bien que je n'aie jamais rencontré
quelqu'un qui, les ayant vus en même temps, n'ait pas exprimé
une très forte préférence pour l'un d'entre eux et
un refus (plus ou moins avoué) pour un autre. Les appréciations
varient bien sûr avec les goûts, mais personne ne semble percevoir
- comme je le fais - une unité de vision entre les trois approches.
Un trait commun entre ces projets est qu'ils partent d'une forte émotion personnelle. New York est une ville où j'ai vécu des moments de grand bonheur, et d'autres d'immense découragement. D'où "Up and Down", qui peut se traduire par "hauts et bas", mais qui se réfère évidemment aussi à "uptown" et "downtown", et également aux déplacements verticaux très rapides par escalier roulant et par ascenseur, qui constituent une partie si importante de la vie quotidienne dans la cité, ainsi qu'aux brusques variations de température, toujours si déconcertantes pour un européen. À propos de températures, je me suis vite rendu compte que les meilleurs moments, pour obtenir les photos que je souhaitais, étaient les jours les plus torrides de l'été et les plus froids de l'hiver: pas tellement pour la chaleur ou le froid que je pouvais rendre perceptibles dans les images, qu'à cause de l'influence de ces extrêmes sur ma propre sensibilité. L'autre point commun des trois séries est le fait qu'elles sont en couleur. Beaucoup de gens considèrent le noir et blanc comme plus "artistique", et leur point de vue peut sans doute se justifier. Pour moi, qui ai débuté avec le noir et blanc, la couleur a toujours semblé plus difficile - et c'est précisément pour cette raison que je l'ai choisie pour mes projets personnels. Par ailleurs il m'est déjà arrivé qu'une photo, que je me suis donné beaucoup de mal à faire en couleur, ait été reproduite, pour quelque raison technique, en noir et blanc, et qu'à mon grand dépit je me sois rendu compte que je la préférais de cette manière. C'est en pensant à ces occurrences (et aussi en me rappelant que "la photographie est l'art de ne pas presser le bouton") qu'à New York je me suis efforcé d'éviter toute photo qui aurait pu être plus intéressante en noir et blanc... C'est également à un niveau personnel et physique, que ce projet sur New York a été associé à des hauts et à des bas très intenses: je souffrais à l'époque d'un problème de la vue, qui non seulement représentait le handicap professionnel que l'on imagine, mais qui était particulièrement frustrant dans un lieu comme les rues de New York, où tant d'événements se passent à chaque instant, que même avec de bons yeux on a du mal à les saisir. Les miens, en l'occurrence, étaient si mauvais, que j'avançais parfois, en plein soleil, comme dans un brouillard. Mais cet handicap avait un côté intéressant (et c'est la seule raison pour laquelle je le mentionne): parfois, ma mauvaise vue m'a servi pour composer les couleurs, un peu comme quand on regarde à travers des paupières mi-closes, pour mieux comprendre la construction d'un tableau. |
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photos sont présentées ici. 110 images de cette série se trouvent dans mes archives informatisées. Quelques autres sont parmi mes diapos. |
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| Frank Horvat Photographie Photos de Villes - New York (1980-86) |